samedi 28 janvier 2017

Goûter conté, "contons et tricotons !", le 28 janvier 2017 à 16h

"Trois mailles à l'endroit,
Deux verbes à l'envers,
Quatre mots à l'endroit,
Cinq phrases de travers !"

Non, non, rassurez-vous, nous ne transformons pas les p'tits goûters contés en atelier tricot ! 
On raconte qu'un habit tissé d'une étoffe exceptionnelle n'habillait un roi nu qu'aux yeux des gens intelligents, on raconte qu'une chemise en fil d'orties a envoyé un Seigneur cruel au tombeau, on raconte qu'un fuseau ensorcelé a endormi une princesse pour une centaine d'année ... et bien d'autres histoires d'épingles et des pelotes, de coupons et de boîte à boutons !
Venez les écouter, les lire et les conter dans la petite cabane enchantée !

Pour rappel, les petits goûters contés sont gratuits et ouverts à tous les conteurs, hauts comme 3 pommes ou chevronnés.  Ceux qui préfèrent écouter sont également les très bienvenus.  Nous vous invitons à apporter une petite friandise ou boisson à partager après les contes et les histoires.

Au plaisir de vous retrouver très nombreux !

vendredi 11 novembre 2016

Goûter conté, "les bêtises", le 3 décembre 2016, à 16h

"Les bêtises" sera le thème de notre prochain goûter conté. A quelques jours de l'arrivée du grand saint, contons et racontons les bêtises : cela nous évitera peut-être d'en faire !  Ainsi resterons-nous bien sages ...
:-)

Pour rappel, les petits goûters contés sont gratuits et ouverts à tous les conteurs, hauts comme 3 pommes ou chevronnés.  Ceux qui préfèrent écouter sont également les très bienvenus.  Nous vous invitons à apporter une petite friandise ou boisson à partager après les contes et les histoires.

L'adresse du jour : 2, rue du Piroy à 1367 Autre-Eglise (entrée dans le jardin, via la petite ruelle à gauche de la maison)

Au plaisir de vous retrouver très nombreux !

Marie et Sophie


dimanche 2 octobre 2016

Goûter conté, le 8 octobre 2016, à 16h, à la Poustinia (Autre-Eglise)

Bonjour à tous,


Notre ami Marcel s'en est allé ... "trois petits tours et puis s'en vont", il est parti sur la pointe des pieds. 
Gentillesse, malice, modestie et un immense talent : sa présence a illuminé les "p'tits goûters contés" ces trois dernières années.  Parce qu'il les aimait, parce qu'il appréciait la simplicité de raconter des histoires en toute convivialité, nous continuons l'aventure.

"Ainsi font, font, font ..." sera le thème de notre prochain goûter conté.  Marcel aurait fêté ses 78 ans le 10 octobre.  Il n'était pas l'homme des hommages cérémonieux, c'est donc autour des contes et des histoires, des marionnettes ou des chansons que nous vous proposons de lui dédier ce goûter conté.
Nous vous invitons à lui dédier un conte, conter un souvenir ou une anecdote, chanter une chanson (ou, bien sûr, à préparer un spectacle entier de marionnettes, ombres chinoises ou kamishibai animé avec castelet... ;-) )

Pour rappel, les petits goûters contés sont gratuits.  Nous vous invitons à apporter une petite friandise à partager après les contes et les histoires.

L'adresse du jour : 2, rue du Piroy à 1367 Autre-Eglise (entrée dans le jardin, via la petite ruelle à gauche de la maison)

Au plaisir de vous retrouver très nombreux !



samedi 1 octobre 2016

Marcel s'en est allé ...

L'inimaginable s'est produit.  Marcel s'en est allé...

Son immense joie de vivre, son inépuisable enthousiasme, sa curiosité insatiable m'avait fait oublier qu'il nous quitterait un jour.

Comment imaginer que je ne verrai plus ses yeux pétillants de malice, son sourire.  Que je ne verrai plus ses marionnettes prendre vie sous ses doigts.

Il a eu la plus belle mort que nous pouvions lui souhaiter, la tête remplie de projets et de rêves.  La vieillesse l'a épargné, lui qui avait gardé son cœur d'enfant.

Il me laisse le cœur meurtri, mesurant à quel point il avait pris de la place dans mon cœur.  Car même "s'il lui avait toujours manqué quelques centimètres", comme il le disait lui-même, c'était un très très grand monsieur, et un très grand artiste.

Sans lui, les veillées de la Poustinia, les ateliers d'écriture, les spectacles chez "Jadis et Naguère" ne seront plus jamais pareils.

Je voudrais écrire tout ce qu'il a représenté pour moi, mais les mots me manquent.  Il est des rencontres qui vous bouleversent l'âme, et celle de Marcel a marqué ma vie à tout jamais.

Quand le chagrin petit-à-petit s'estompera, je garderai le bonheur d'avoir croisé sa route et le souvenir des tous les moments heureux que nous avons partagés. Il était là pour tant de moments importants de ma vie, ces trois dernières années.

Pour découvrir Marcel, et ses marionnettes :
http://www.canalzoom.com/deces-du-marionnettiste-marcel-orban/

Cher Marcel...  Je ne serai sans doute jamais marionnettiste : sans lui, c'est trop difficile, trop compliqué... Mais je promets de toujours raconter des histoires, de toujours semer dans le cœur des enfants un peu de magie et d'imaginaire. Et chaque fois que je verrai briller les yeux des enfants, je saurai qu'il veille.


jeudi 19 novembre 2015

"Le parfum du roi"

Le "Théâtre des grOs nez" revient chez "Jadis et Naguère" ... (à Noduwez)
.... pour un spectacle de marionnettes "le parfum du roi", le 22 novembre 2015, à 15h.

Venez écouter ce conte où le petit devient grand, où le puissant se fait humble et où un juge apprend qu’il est parfois préférable de rester bien assis même devant le roi !

En préambule, Sophie et sa valise à histoires vous emmèneront dans les étoiles, où ours débonnaire, savant prétentieux et noble dame de la nuit sèmeront d'embûches le périple d'une petite princesse bien mal chaussée ...

samedi 31 octobre 2015

"Haut comme trois pommes ...

... mais rusé !" sera le thème de notre prochain goûter conté.

Nous profitons du congé du 11 novembre pour l'organiser, exceptionnement, un mercredi (à 16h, verre de l'amitié vers 17h30).

Pour rappel, les petits goûters contés sont gratuits (et le seront toujours).  Nous vous invitons simplement à partager une petite friandise à partager après les contes et les histoires.

Au plaisir de vous retrouver très nombreux !
Bisous,
Marie et Sophie



samedi 24 octobre 2015

Si vous voulez rendre vos enfants plus intelligents ...

On a un jour demandé à Albert Einstein comment nous pouvions rendre nos enfants plus intelligents. Sa réponse a été à la fois simple et sage. « Si vous voulez que vos enfants soient intelligents, a-t-il dit, lisez-leur des contes de fées. Si vous voulez qu’ils soient plus intelligents, lisez-leur plus de contes de fées. »

Aussi, comme nous nous soucions des neurones de vos petits bouts de chou, nous avons programmé un programme d'enfer pour ce mois de novembre !  P'tit goûter conté, atelier d'écriture et spectacle de marionnettes, il y aura de quoi transformer vos marmots en véritables petits génies !
Nous vous invitons donc, au fil des contes et des histoires, à faire de jolies rencontres, réveiller nos imaginations endormies ou oublier la grisaille automnale près d'un bon feu de bois ou sous les combles d'une bien jolie demeure...

Plus d'informations suivront bientôt...


mardi 20 octobre 2015

Les étoiles amoureuses

Dans l'univers, beaucoup d'étoiles vivent en couple.  Elles sont deux à partager le même centre de gravité autour duquel elles tournent inlassablement.  Mais s'ils existent de vrais couples d'étoiles, il en existe aussi de faux.  Les faux couples d'étoiles ne sont liés que par un effet de perspective : des étoiles qui nous semblent proches depuis la terre peuvent en réalité être séparées par des dizaines d'années lumière.
Qu'ils soient vrais ou faux, ces couples d'étoiles ont donné aux hommes l'envie d'en faire de véritables histoires d'amour : on trouve là-haut l'équivalent des Roméo et Juliette d'ici bas !

Vega et Altaïr sont un couple très célèbre : voici donc l'histoire de la tisseuse et du bouvier, telle qu'on la racontait en Extrême-Orient il y a plus de 3000 ans.

Il fut un temps où le Ciel était habité par un empereur.  Cet Empereur du Ciel avait sept filles qui, réunies autour de leur père, illuminaient le ciel comme des étoiles. La plus jeune d'entre elles était la plus jolie.
On l'appelait « la Tisserande », car son père l’Empereur lui avait donné pour mission de tisser, de ses longues et fines mains, les nuances du temps et de broder les brocards célestes.
À l’aide de délicats pastels, elle brodait l’aube scintillante des rosées du printemps.
Elle colorait d’un pourpre éclatant les soirs d’été sous le soleil couchant.
Elle assemblait les feuilles ocres, jaunes et rouges qui virevoltaient dans les ciels d’automne.
Elle tissait les flocons immaculées des après-midi froids d'hiver;

Mais, tout là-haut dans le ciel, Jik-nyeo s’ennuyait. « Comme c’est lassant de passer ses journées à tisser ! », soupirait-elle.

"J’aimerais bien descendre sur la Terre ! s’exclama-t-elle un jour, alors qu’elle regardait, depuis le ciel, le monde qui s’étalait à ses pieds. — Mais tu sais bien que tu n’as pas le droit ! répondit sa sœur aînée, notre père nous l’a interdit !"

Mais la cadette ne voulut rien entendre et tout doucement, elle se laissa glisser le long du fil d’argent qui, habituellement, lui servait à tisser les saisons du ciel.

Quelques instants plus tard, elle se retrouva sur Terre.

Autour d’elle, elle découvrait avec enivrement l'enivrant parfum des fleurs des cerisiers,  sentit une brise légère caresser ses joues, sentit crisser sous ses pas les brindilles et les fougères.

Elle s’enfonça dans la forêt et se retrouva face à une cascade, au pied d’une petite rivière. Il faisait si chaud dans le bois, et l’eau de la cascade paraissait si fraîche, qu’elle ne put résister :  la jeune fille se déshabilla et plongea dans l’eau bleutée de la rivière.

À quelques pas de là se trouvait un jeune homme chargé de garder des buffles. Les gens de son village l’appelaient "le bouvier" car tous avaient oublié son prénom.  Il faisait chaud, ce jour-là, et le jeune homme était venu près de la rivière pour faire boire ses buffles. Soudain, il s’arrête. Non loin de lui, dans l'eau pure de la cascade, se trouve une magnifique jeune fille.
Tremblant d’émotion, il n’ose pas se montrer. Il se cache derrière un arbre et observe la nageuse.
 — Comment oserais-je approcher cette beauté ? murmure-t-il, intimidé.
— Dérobe-lui ses vêtements ! suggére un des ses buffles, le plus taquin du troupeau
— Je ne sais pas si c’est une bonne idée... Mais le jeune homme, troublé par la déesse, ne semble plus avoir toute sa tête. Il subtilise la robe de la jeune fille et retourne se cacher derrière un arbre.

Lorsque la fille de l'empereur du ciel sort de l’eau, elle ne retrouve pas ses vêtements. À la place où elle avait laissé ses habits, un buffle broutait — Buffle, as-tu vu ma robe ? demanda la Princesse du Ciel.
— C’est mon maître qui a tes vêtements !

Furieuse de l’intrépidité du jeune voleur, la Princesse du Ciel sent la colère l'envahir...  Mais, lorsqu’elle aperçoit le Bouvier, elle s’arrête net, et l’expression de son visage se radoucit. Jamais, parmi toutes les richesses merveilleuses du royaume de son père, elle n’a vu si fier jeune homme, aux traits purs et délicats. En un fragment de secondes, Jik-nyeo comprit qu’auprès de ce jeune homme, plus jamais elle ne s’ennuierait : elle a trouvé enfin la partie d’elle-même qui, jusque-là, avait manqué à son bonheur.

Après cette rencontre, tout fut simple. Les deux amants se marient et s’installent dans une modeste demeure au pied des montagnes.

Mais, depuis le départ de la Princesse du Ciel, il n’y avait plus personne pour tisser les couleurs du temps. Le ciel, désormais, restait perpétuellement immobile dans la pâleur des jours uniformes. Les heures, les mois et les saisons ne venaient plus inventer leurs coloris magiques dans le ciel.

Face à ce ciel désormais vide et incolore, l’Empereur se met en colère.  Il hurle avec fureur, et toute l’étendue du ciel tonne dans un orage d’une violence extrême.
— Qu’on me ramène ma fille à l’instant ! rugit-il

Aussitôt, un des serviteurs du Tout-Puissant se précipite sur la Terre et, sans ménagement, enlève la jeune Jik-nyeo de la douceur de son foyer.

L’Empereur du Ciel n’est pas même ému de revoir sa fille après une si longue absence. Il la fait ligoter à un nuage et lui commande de reprendre le tissage des brocards célestes. Mais plus rien n’est comme avant ; la princesse, d’une tristesse infinie, pleure tant que, sur Terre, il se met à tomber des trombes d’eau semblant annoncer un déluge immense.

De son côté, son amant éperdu est envahi par la même tristesse. Avec courage, il décide un jour de monter jusqu'au ceil.   Aux portes du ciel, il aperçoit l’Empereur tout-puissant.
— Seigneur des cieux, puis-je entrer rejoindre ma femme bien-aimée ? implore-t-il.

L’Empereur, furieux de l’audace de ce simple mortel qui ose demander asile dans son royaume céleste, ne daigne pas même répondre. Il leve le bras et, aussitôt, le ciel s’assombrit et une large et profonde rivière d’étoiles apparut aux pieds du jeune homme. Des milliers et des milliers d’étoiles bleutées jaillissent devant le Bouvier, qui ferme les yeux devant l’éclat de cette Voie lactée.

Désormais, il y avait entre le Bouvier et la Tisserande une barrière d’étoiles infranchissable qui, à jamais, condamne le mortel et la déesse à rester chacun dans leur monde. L’Empereur du Ciel croyait qu’en éloignant sa fille du Bouvier, elle se consacrerait de nouveau à ses tâches célestes. Mais il n’en est rien. Bien au contraire, la tristesse de Jik-nyeo redoubla. Elle pleure encore, et encore... tant et si bien que des torrents de larmes inondent la terre des Hommes.
L’Empereur, d’habitude si intransigeant, comprit soudain que l’amour de sa fille pour le Bouvier est aussi éternel que le firmament. Un matin de juillet, il convoque sa fille : — Jik-nyeo, ma chérie, tu dois continuer de tisser les couleurs des saisons célestes. Mais je sais désormais que l’amour qui t’unit ton mari n’a pas de limites. Je t’autorise donc à le rencontrer une fois par an, le septième jour du septième mois.

Tous les oiseaux du ciel, émus par les pleurs des amoureux, forment aussitot un gigantesque pont au-dessus de la voie lactée. D’un pas fébrile, la princesse emprunte le pont de plumes. De son côté, le Bouvier a déjà couru vers le passage Au milieu du pont, les deux amants se retrouvent. Durant un jour et une nuit, leur amour éternel arrête le temps. Durant un jour et une nuit, serrés dans les bras l’un de l’autre, ils trouvent la force d’être séparés à nouveau avec l’espoir de se retrouver une année plus tard, au septième jour du septième mois.

Si tu veux connaître toi aussi un amour aussi fidèle que celui des deux amants célestes, pense à eux le jour durant la fête des étoiles qui a lieu le septième jour du septième mois selon le calendrier lunaire. Sur une bande de papier, écris ton désir d’amour, comme un secret. Attends la nuit, puis lève les yeux au ciel. Dans la nuit étoilée, tu verras deux étoiles, Vega et Altaïr, briller très haut Peut-être au matin sentiras-tu une légère bruine salée sur ton visage. Ce sont les deux amants qui pleurent de joie de se retrouver enfin.